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27/01/2010 - 10:01
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ECTRIMS Dusseldorf Septembre 2009
Les dernières nouvelles concernant les nouveaux traitements présentés au grand congrès annuel de la sclérose en plaques
L'intérêt de traiter précocement semble se confirmer
Des études ont montré ces dernières années l'efficacité d'un traitement par interféron ou Acétate de Glatiramère pour diminuer le risque de récidive après une première poussée à risque d'évoluer vers une sclérose en plaques (l'instauration d'un traitement à ce stade diminue d'environ 45 % le risque de récidive clinique). Les recommandations actuelles sont de proposer un traitement dès le début de la maladie chez les patients qui ont présenté une première poussée avec des critères à risque au niveau de leur IRM et ponction lombaire, s'il existe une récidive à l'IRM, et ce même en l'absence de nouvelle poussée clinique.
Les résultats de l'étude appelée « CHAMPIONS »de l'Avonex (Interféron intra-musculaire une fois par semaine) présentés à l'ECTRIMS montrent que le risque de récidive de poussée clinique à 10 ans est diminué de 36% chez les patients traités dans les 3 mois après une première poussée par rapport à des patients qui n'ont été traités en moyenne que 3 ans après. Cette étude montre par ailleurs que seuls 9% des patients traités par Avonex depuis le début (15% des patients traités avec un délai moyen de 3 ans) présentent une limitation de leur périmètre de marche après 10 ans d'évolution de la maladie (contre environ 50% ayant une limitation du périmètre de marche après 10 ans dans les principales cohortes anciennes connues de patients non traités).
Ces résultats confirment l'efficacité du traitement précoce sur l'évolution de la maladie 1O ans après.
Un nouveau traitement, la Fampridine (4-Aminopyridine) permet d'améliorer le périmètre de marche et la résistance à l'effort.
Deux études de phase 3 appelées MS-F203 et MS-F204 ont été réalisé avec la Fampridine, un traitement qui agit sur les canaux ioniques des membranes des nerfs et entraine ainsi une amélioration de la conduction nerveuse. Ce traitement a montré une amélioration nette du périmètre de marche et de la fatiguabilité à l'effort chez des patients SEP présentant des troubles importants de la marche. Les résultats de prolongation de l'étude MS-F203 ont été présentés à l'ECTRIMS. Ils montrent une persistance de l'efficacité du traitement dans cette étude publiée en début d'année 2009 dans la revue LANCET concernant 269 patients qui ont reçu le traitement dont 187 ont été suivi sur une durée de de 3 ans. Le traitement a été dans l'ensemble bien toléré.
Les corticoides à forte dose pris 3 jours tous les mois peuvent diminuer la fréquence des poussées.
Dans cette étude appelée « MECOMBIN », 341 patients ont reçu en plus d'une injection intramusculaire par semaine d'interféron (Avonex), 3 jours de corticoides (methylprednisolone 500mg)/jour) tous les mois ou un placebo. L'étude a duré 3 ans. Les résultats montrent une diminution de 38% des poussées chez les patients recevant le traitement par methylprednisolone. Il y avait également moins de nouvelle image inflammatoire à l'IRM chez les patients recevant ce traitement. Par contre il n' y avait pas de différence importante concernant le risque de progression du handicap. Ces résultats confirment l'efficacité des corticoides par cures très courtes à forte dose tous les mois déjà montrée dans une étude appelée « NORMIMS » publiée cette année dans la revue Lancet Neurology.
Les dérivés du Cannabis montrent une efficacité pour le traitement de la spasticité de la sclérose en plaques
Une première étude d'une équipe de Barcelone présentée au congrès ECTRIMS, réalisée chez 572 patients, a montré l'efficacité d'un traitement par dérivé du cannabis donné sous la forme de spray nasal (Sativex, déjà commercialisé au Canada) pour traiter la raideur des membres (spasticité). Environ la moitié des patients ont été améliorés par ce traitement. Une autre étude anglaise appelée « MUSEC » réalisée chez 279 patients retrouve également une efficacité d'un autre dérivé du cannabis sur la spasticité, le THC à la dose de 5 à 15 mg par jour. Les douleurs liées aux spasmes et le sommeil étaient aussi améliorés.
